Table des matières

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Chapitre 8 — Détecter, signaler et accompagner les victimes

8.1 Objectifs du chapitre

  • Reconnaître les signes de maltraitance ;
  • Savoir à qui signaler ;
  • Accompagner l'enfant victime.

8.2 Les signes de maltraitance chez l'enfant

Signes physiques :

  • Bleus, brûlures, marques inexpliquées ;
  • Vêtements sales ou inadaptés ;
  • Perte de poids ou malnutrition.

Signes comportementaux :

  • Peur soudaine, anxiété ;
  • Isolement, mutisme ;
  • Agressivité soudaine ;
  • Refus d'aller à l'école ;
  • Baisse brutale des résultats ;
  • Troubles du sommeil.

Signes verbaux :

  • L'enfant dit qu'on le frappe ;
  • L'enfant parle de violence à la maison ;
  • L'enfant dit qu'il veut mourir.

8.3 Que faire face à un enfant qui se confie ?

  1. Écoutez sans juger.
  2. Ne promettez pas le secret.
  3. Rassurez : « Tu as bien fait de parler. »
  4. Notez les faits (date, heure, mots de l'enfant).
  5. Signalez à la direction ou à une autorité compétente.
  6. Ne confrontez pas l'agresseur vous-même.

8.4 À qui signaler ?

  • La direction de l'école ;
  • Le responsable pédagogique ;
  • Les services sociaux ;
  • La police en cas de danger immédiat ;
  • L'IBESR (Institut du Bien-Être Social et de Recherches) en Haïti.

8.5 Ne jamais faire

  • Minimiser : « Ce n'est pas si grave. »
  • Blâmer : « Qu'as-tu fait pour mériter ça ? »
  • Promettre le secret : « Je ne le dirai à personne. »
  • Confronter l'agresseur seul.

8.6 À retenir

L'enseignant est souvent le premier adulte à qui l'enfant se confie. Il doit être un protecteur, pas un complice du silence.

8.7 Politique de L'institution chrétienne d'Haïti (ICDH) concernant les enfants victimes de violences répétées

Conformément aux déontologies de L'institution chrétienne d'Haïti (ICDH), un enfant constamment abusé par la violence physique d'un parent sera mis hors de l'établissement scolaire, car il deviendra une menace pour les autres enfants.

Cette mesure vise à :

  • Protéger la communauté scolaire ;
  • Éviter que la violence subie ne se transforme en violence agie ;
  • Permettre à l'enfant de bénéficier d'un accompagnement spécialisé hors de l'école.

L'enseignant qui constate ou soupçonne de tels faits doit impérativement les rapporter à l'administration. Faute de ne pas le faire, il s'expose lui-même à des sanctions, car son silence ferait de lui un complice passif de la violence.

Rappel : signaler n'est pas trahir. C'est protéger. Le silence, lui, est une trahison.

Cas pratique — À vous de trouver la solution

Une élève d'habitude soignée arrive depuis une semaine avec le même uniforme sale et s'endort en classe.

Questions :

  1. Quels signes observez-vous ?
  2. Quelle démarche suivre, et à qui signaler ?

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